La Tempête
(Burza)

De William Shakespeare
Mise en scène de Krzysztof Warlikowski (Pologne)

Traduction Stanislaw Baranczak
Scénographie Malgorzata Szczesniak
Musique Pawel Mykietyn
Lumières Felice Ross

Avec
Stanislawa Celinska, Andrzej Chyra, Magdalena Cielecka, Adam Ferency, Malgorzata Hajewska Krzysztofik, Renate Jett, Redbad Klynstra, Lech Lotocki, Zygmunt Malanowicz, Marianna Orlos, Teresa Owczynnikow, Jacek Poniedzialek, Maria Swierszcz, Fabian Wlodarek

Spectacle créé le 4 janvier 2003 au Teatr Rozmaitosci de Varsovie (Pologne)

Coproduction Teatr Rozmaitosci (Varsovie), Hebbel Theater (Berlin), THEOREM (association soutenue par le programme Culture 2000 de l'Union européenne)

« La Tempête montée au théâtre Rozmaitosci est la première version de ce drame shakespearien inscrite dans notre époque. Les ennemis de Prospero reviennent de Tunis en avion et en plus, dans la classe business. Ils ressemblent plus aux chefs des corporations internationales qu’à des souverains italiens. Prospero n’a pas de manteau de magicien, mais un simple pull. Ariel est habillé en jogging et Caliban porte une salopette et un bonnet en laine. La tempête est également moderne. Elle est remplacé par le bruit assourdissant des réacteurs d’avion que le compositeur, Pawel Mykietyn, a inséré parmi les bruits d’une grande ville.
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Cette « Tempête » est un commentaire amer de la réalité dans laquelle nous vivons depuis quatorze ans. La liberté s’est avérée un défi trop difficile à relever pour nombre d’entre nous. Nos anciens péchés réapparaissent, les méchants ont juste changé de costumes. Prospero est amer et déçu. Il a perdu non seulement le pouvoir, mais également son passé. Le retour à Milan ne lui donne aucune joie. C’est un homme résigné. Il symbolise toute une génération, contaminée par l’idée d’avoir raté sa vie, dont les représentants se trouvent dans tous les milieux sociaux de Pologne. Miranda, la fille de Prosper, n’est pas une adolescente, comme chez Shakespeare, mais une femme mûre dont les meilleures années sont passées.
...
Comment peut-on fuir l’île de Prospero ? La liberté viendra-t-elle d’un retour à la tradition ? Warlikowski a présenté la scène du mariage selon la tradition polonaise : la bénédiction des mariés avec du pain et du sel. Face au monde de l’escroquerie et du crime, cette cérémonie simple de noce provinciale est ressentie avec une énorme force émotionnelle. »

"Un nouveau monde merveilleux" - in Gazeta Wyborcza
Roman Pawlowski
(fragments)