Dibbouk
(Dybuk)

d'après
Le Dibbouk
de Sholem An-Ski
(traduction en polonais Awiszaj Hadari)
Le Dibbouk de Hanna Krall, nouvelle extraite de Preuves d’existence
Adaptation Krzysztof Warlikowski

Mise en scène de Krzysztof Warlikowski (Pologne)

Scénographie Malgorzata Szczesniak
Musique
Pawel Mykietyn
Lumières
Felice Ross
Animations vidéo
Kamil Polak

Avec Stanislawa Celinska, Andrzej Chyra, Magdalena Cielecka, Renate Jett, Marek Kalita, Irena Laskowska, Maria Lozinska, Zygmunt Malanowicz, Jacek Poniedzialek, Orna Porat, Jerzy Senator, Maciej Tomaszewski, Tomasz Tyndyk

Spectacle créé le 6 octobre 2003 au Festival Dialog de Wroclaw (Pologne)

Coproduction Teatr Rozmaitosci (Varsovie), Teatr Wpólczesny (Wroclaw), TRZ - Wojciech Trzcinski (Varsovie), Festival d’Avignon, Theorem (association soutenue par le programme Culture 2000 de l’Union européenne)
« Je m’attelle à la mise en scène du Dibbouk comme s’il s’agissait d’une autre forme de bible du théâtre. Parmi les textes issus de la tradition religieuse, le Dibbouk touche lui aussi à l’inconnu, à l’au-delà. Il fait apparaître cet être que l’on ne parvient pas à comprendre. Au-delà du théâtre même, toutes ces œuvres sont les origines de la connaissance humaine. Les hommes cherchent depuis toujours les moyens de s’exprimer pour entrer en dialogue avec l’inconnu. La théologie, la philosophie et l’art parviennent à toucher à l’au-delà. La représentation doit passer par une expérience mystique. L’influence de l’au-delà, sur le plateau, peut parfois se prolonger chez les spectateurs. Les questions de la vie, de la mort, et les interrogations primaires du divin se posent à chaque instant de nos existences. Le théâtre reflète le monde et ces questions premières. Il ne s’agit pas de donner des réponses aux interrogations théologiques, il s’agit de poser des questions…
Le Dibbouk s’inscrit dans mes questionnements sur la situation en Pologne, où la question juive réapparaît aujourd’hui, après plusieurs années de silence. On tente là-bas de comprendre enfin le passé, de comprendre les haines actuelles nourries d’un passé chaotique. On s’interroge sur la naissance d’une nouvelle nation. En Pologne, une nouvelle génération étrangère à la nuit communiste est en train de naître. Les artistes doivent participer au renouvellement de cette nation qui prend forme en Pologne comme dans les autres pays de l’Europe de l’Est. C’est un moment d’activité intense. »

Krzysztof Warlikowski
Entretien avec Pierre Notte pour le Festival d’Avignon (avril 2003)